
Mon œuvre est basée sur une ribambelle de personnages en mouvement. Tous expriment corporellement quelque chose que j’ai tenu à faire figurer dans mon œuvre, en rapport avec ma conception de série noire. En effet, selon moi « série noire » ne se réduit pas à une simple énumération de faits divers sordides, mais plus à une étude psychologique du moment du passage à l’acte. Dans ma conception des choses, l’expression du meurtrier quand il tue est ô combien plus instructive que le regard vitreux de dizaines de cadavres. C’est pourquoi, au lieu de baser le principal de mon œuvre sur une succession de portraits dignes des plus grandes morgues, j’ai effectué un montage autour de personnages « l’arme à la main ». En somme, j’ai représentés les auteurs de futures séries noires, bien réelles malheureusement. Au centre de mon œuvre, deux potentielles victimes, centres de tous les tirs. En haut, à gauche, l’une des victimes indirectes du tueur en série : le proche éploré qui pleure ses morts. J’ai ajouté le texte « clin d’œil assassin » et « le sang des autres », car ces phrases sont en adéquation avec l’idée que je me fait du mental assassin : implacable, égoïste et dur. J’ai teinté l’ensemble de mon œuvre d’une couleur noire, afin de représenter le brouillard et l’incertitude régnant autour des ces hommes. Que ce soit un tueuse implacable, un agent secret hyperactif, un meurtrier dérangé ou bien une simple femme tenant un pistolet, les personnages que j’ai mis en scène joue le rôle principal d’un drame quotidien : quand l’homme tue l’homme, et qu’il n’a plus de limites. Ma série noire est une série d’auteurs de séries noires. Pauline
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