« J’aime l’autorité du noir. C’est une couleur qui ne transige pas. Une couleur violente mais qui incite pourtant à l’intériorisation. A la fois couleur et non-couleur. Quand la lumière s’y reflète, il la transforme, la transmute. Il ouvre un champ mental qui lui est propre. » Pierre Soulages(cité par Françoise Jaunin, art. cit.)


3 Novembre 1958 Pierre Soulages

vendredi 13 mars 2009

La descente dans la mélancolie




Ma production se fait sur 4 feuilles de support A4. On pourra décrire respectivement ma production sur 4 points puis après, faire la mise en relation entre elles sur le thème demandé : Série NOIRE.

La 1ère étape de cette production représente un homme typique de la société, avec un air souriant. On pourra constater que celui-ci présente un œil dégradé, des craquelures sur le teint de peau qui est mis en valeur par le jeu du noir et blanc.

Que signifie ces fissures et cet œil trouble sur ce personnage ?

La question démange l’observateur qui se pose tout simplement la question de ce contraste entre le sourire et ces failles.

A vrai dire, il s’agit de cacher la vérité. Derrière ce sourire se cache une tristesse perdue, un mal qui demande à être écouté, une âme perdue sous un masque présentant une autre personnalité.

La 2ème étape de cette production nous intrigue davantage sur le comportement et le trait de caractère du personnage.

La peau de l’homme se dégrade, les deux yeux sont affectés par ce font noir qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Le teint de peau s’assombrit, laissant place du blanc au gris clair.

L’observateur se sent perturbé par ce visage, la nature du personnage s’affirme, on en sait déjà plus, on ressent un sentiment de vide au fond de lui.

Le noir se fait ressentir d’une manière plus expressive, plus tonique, plus sincère…

Il s’agit là, comme le titre de cette production, de la phase n°2 de la descente dans la mélancolie, une évolution qui se traduit sur l’aspect physique pour le moment.

La 3ème étape de cette production est bien différente des précédentes, elle se caractérise par l’excès de l’obscurité, prenant un rôle majeur sur ce travail.
Le teint de peau est désormais possédé par un gris sombre qui interagit avec les autres parties du visage du personnage : Les yeux ténébreux, les larmes noires, la bouche baveuse qui signifie l’expression de paroles méprisantes et les sourcils tremblants.

La tristesse qui s’est approfondie s’est aggravée. Elle est passée au stade de la colère, de la violence.

L’observateur devient tout à coup surpris, la colère qui s’exprime lui fait peur.

La phase n°3 laisse à penser que le personnage commence à devenir immaîtrisable. Envahi par cette colère, le titre de la production est beaucoup plus compréhensible. On ressent alors mieux le sentiment exprimé, dominant « d’idées noires ».

La 4ème et dernière phase de cette production se caractérise par la métamorphose du personnage. Celui-ci cède à la rage, plus rien de peux l’arrêter, il n’y a plus de retour possible pour lui : C’EST LA FIN.

Son teint de peau est plus qu’encombrant, il se confond presque comme le fond, signe qu’il commence à perdre son être, son âme.

Les yeux fondent ainsi que la bouche sur le visage. On aperçoit son cri de colère.

L’observateur se sent perturbé, choqué par ce changement d’état sinistre et soudain.

La mise en relation avec le sujet « Série Noire » se décrit en 2 parties.

La première étant que le mot « Série » décrit le personnage en 4 fois, se façon à pouvoir constater une évolution, une production en série.

Le mot « Noire » décrit l’obscurité, la mélancolie du parcours émotionnel du personnage. Mais aussi, la présence unique du blanc et du NOIR.

1 commentaire:

  1. J'aime bien le contraste de noir et blanc et aussi comment on été faites les craclures. L'oeuvre représente trés bien le thémes!!!!!

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