« J’aime l’autorité du noir. C’est une couleur qui ne transige pas. Une couleur violente mais qui incite pourtant à l’intériorisation. A la fois couleur et non-couleur. Quand la lumière s’y reflète, il la transforme, la transmute. Il ouvre un champ mental qui lui est propre. » Pierre Soulages(cité par Françoise Jaunin, art. cit.)
Dans mon œuvre, on peut remarquer que c’est pratiquement fait en noir. Le noir exprime la tristesse, la souffrance, la mort, la douleur… Au premier plan, on aperçoit une tache noire qui se trouve au centre de ma production peut montrer un impact de balle passant dans une vitre, ou bien une goutte de sang de couleur noir car elle a séché. Au second plan, on voit deux personnes dont l’un des personnages`porte un revolver avec un air énervé c'est-à-dire qu’il a une envie folle de tuer une personne pour une raison quelconque. L’autre individu à plutôt l’air triste et fatigué de fuir. A travers mes personnages, le noir montre la colère, la tristesse, l’obscurité… La goutte de sang exprime la mort, la douleur… Le mot « série noire » est écrit sur un fond rouge ce qui rappelle le sang. J’ai choisi ce titre « Le jour où la terre s’arrêtera » car les moments de bonheur durent peu de temps alors que les moments de tristesse, de colère, etc. durent longtemps.Charles
Mon œuvre est basée sur la représentation cinématographique des séries noires policières. J’ai tenu a représenter tous les acteurs qui font la série noire: du cadavre étendu sur le sol à la machine à écrire symbolisant les journalistes et l’enquêteur ou l’assassin tapi dans l’ombre. Tous interviennent dans la série noire. Le noir prédominant dans ma production ajoute une touche d’obscurité, symbole important des séries noires. J’ai tenu toutefois à rester classique en ne m’autorisant que le blanc et le noir sous différents contrastes. Ma production peut être perçue comme triptyque, bien que je veuille qu’elle soit vue dans une continuité, comme un ensemble. Divers éléments interviennent donc dans la composition de ma production, le marquage au sol du cadavre, les traces de pas, l’assassin caché et les empruntes digitales.Germain
L’homme menace le monde. Jour après jour, seconde après seconde, il amorce sa destruction de manières diverses et variées. Ici, j’ai voulu mettre en avant de manière caricaturale la bêtise humaine d’un pied écrasant littéralement un globe terrestre et ainsi sa capacité de destruction massive. Le fond noir permet ici de mettre en avant les différents paysages qui pourraient un jour disparaître. L’humanité cours à sa propre perte en détruisant ce qu’elle a de plus cher.Les tâches noires dispersées sur les photos montrent la décomposition progressive des ressources naturelles que nous offrent la terre et que l’homme s’évertue inlassablement à exterminer ,compromettant ainsi les générations futures.Sandra
Mon œuvre est basée sur une ribambelle de personnages en mouvement. Tous expriment corporellement quelque chose que j’ai tenu à faire figurer dans mon œuvre, en rapport avec ma conception de série noire. En effet, selon moi « série noire » ne se réduit pas à une simple énumération de faits divers sordides, mais plus à une étude psychologique du moment du passage à l’acte. Dans ma conception des choses, l’expression du meurtrier quand il tue est ô combien plus instructive que le regard vitreux de dizaines de cadavres. C’est pourquoi, au lieu de baser le principal de mon œuvre sur une succession de portraits dignes des plus grandes morgues, j’ai effectué un montage autour de personnages « l’arme à la main ». En somme, j’ai représentés les auteurs de futures séries noires, bien réelles malheureusement. Au centre de mon œuvre, deux potentielles victimes, centres de tous les tirs. En haut, à gauche, l’une des victimes indirectes du tueur en série : le proche éploré qui pleure ses morts. J’ai ajouté le texte « clin d’œil assassin » et « le sang des autres », car ces phrases sont en adéquation avec l’idée que je me fait du mental assassin : implacable, égoïste et dur. J’ai teinté l’ensemble de mon œuvre d’une couleur noire, afin de représenter le brouillard et l’incertitude régnant autour des ces hommes. Que ce soit un tueuse implacable, un agent secret hyperactif, un meurtrier dérangé ou bien une simple femme tenant un pistolet, les personnages que j’ai mis en scène joue le rôle principal d’un drame quotidien : quand l’homme tue l’homme, et qu’il n’a plus de limites. Ma série noire est une série d’auteurs de séries noires. Pauline
Essayez d'imaginer pendant quelques instant un paysage où il n'y aurait aucune espèces vivantes , pas même de ciel et encore moins de roches, Faites le vide dans votre tête! A présent vous vous trouvez sûrement dans une pièce blanche cloîtrée sans aucune issue ,Rappelez vous que rien de doit figuré dans cette pièce hors le blanc est une couleur,Vous n'arrivez toujours pas à voir ce que je désire ? Imaginez-vous un monde sans soleil,Désormais votre vision est entièrement centré sur le noir,Le noir c'est la couleur du commencement , avant même le grand BOUM ( Big Bang) ,Pourquoi associé le noir à la mort et aux mauvais présages quand c'est le début de la vie , Et avant le noir ? Sur ma représentation j'ai montré qu'on pouvait atténué le pouvoir du noir en le travaillant ( paillettes, opacité, transparence, brillance),J'ai aussi dupliquer plusieurs fois une image en référence a l'idée de '' série'' du sujet, La photographie de la jeune femme est barbouillé de noir selon la grandeur de l'image , elle représente le temps qui défile. Nathalie
Ma production se fait sur 4 feuilles de support A4. On pourra décrire respectivement ma production sur 4 points puis après, faire la mise en relation entre elles sur le thème demandé : Série NOIRE.
La 1ère étape de cette production représente un homme typique de la société, avec un air souriant. On pourra constater que celui-ci présente un œil dégradé, des craquelures sur le teint de peau qui est mis en valeur par le jeu du noir et blanc.
Que signifie ces fissures et cet œil trouble sur ce personnage ?
La question démange l’observateur qui se pose tout simplement la question de ce contraste entre le sourire et ces failles.
A vrai dire, il s’agit de cacher la vérité. Derrière ce sourire se cache une tristesse perdue, un mal qui demande à être écouté, une âme perdue sous un masque présentant une autre personnalité.
La 2ème étape de cette production nous intrigue davantage sur le comportement et le trait de caractère du personnage.
La peau de l’homme se dégrade, les deux yeux sont affectés par ce font noir qui prend de plus en plus de l’ampleur.
Le teint de peau s’assombrit, laissant place du blanc au gris clair.
L’observateur se sent perturbé par ce visage, la nature du personnage s’affirme, on en sait déjà plus, on ressent un sentiment de vide au fond de lui.
Le noir se fait ressentir d’une manière plus expressive, plus tonique, plus sincère…
Il s’agit là, comme le titre de cette production, de la phase n°2 de la descente dans la mélancolie, une évolution qui se traduit sur l’aspect physique pour le moment.
La 3ème étape de cette production est bien différente des précédentes, elle se caractérise par l’excès de l’obscurité, prenant un rôle majeur sur ce travail.
Le teint de peau est désormais possédé par un gris sombre qui interagit avec les autres parties du visage du personnage : Les yeux ténébreux, les larmes noires, la bouche baveuse qui signifie l’expression de paroles méprisantes et les sourcils tremblants.
La tristesse qui s’est approfondie s’est aggravée. Elle est passée au stade de la colère, de la violence.
L’observateur devient tout à coup surpris, la colère qui s’exprime lui fait peur.
La phase n°3 laisse à penser que le personnage commence à devenir immaîtrisable. Envahi par cette colère, le titre de la production est beaucoup plus compréhensible. On ressent alors mieux le sentiment exprimé, dominant « d’idées noires ».
La 4ème et dernière phase de cette production se caractérise par la métamorphose du personnage. Celui-ci cède à la rage, plus rien de peux l’arrêter, il n’y a plus de retour possible pour lui : C’EST LA FIN.
Son teint de peau est plus qu’encombrant, il se confond presque comme le fond, signe qu’il commence à perdre son être, son âme.
Les yeux fondent ainsi que la bouche sur le visage. On aperçoit son cri de colère.
L’observateur se sent perturbé, choqué par ce changement d’état sinistre et soudain.
La mise en relation avec le sujet « Série Noire » se décrit en 2 parties.
La première étant que le mot « Série » décrit le personnage en 4 fois, se façon à pouvoir constater une évolution, une production en série.
Le mot « Noire » décrit l’obscurité, la mélancolie du parcours émotionnel du personnage. Mais aussi, la présence unique du blanc et du NOIR.
J’ai utilisé pour le fond de ma production de nombreux codes barre récupérés sur différentes boîtes de produit. Le code barre représente par excellence le sujet avec sa série de bandes noires de différentes largeurs sur fond blanc. Il est donc fabriqué en série puisqu’il est présent sur chacun des produits mis en vente. Les noires des codes barre sont différents puisqu’ils sont chacun imprimés sur différents supports (carton, plastique, papier...). Sur ce fond, il y a également, caché parmi les codes barre des images d’immeubles. Le format de utilisé pour ma production (format A4), rappelle celui d’un code barre.On peut remarquer aussi, que tout en bas au milieu, se trouve le nom d’Andy Warhol sur un code barre qui réduit le célèbre artiste du pop art à un simple objet de consommation.Le thème série noir est également abordé par la représentation des deux revolvers, l’un dessiné sur fond de codes barre, l’autre dessiné en code barre. Ils sont pointés dans deux directions opposées (droite et gauche) : nous ne savons pas quand et d’où viendra notre mort. Au premier plan à droite, une image en noir et blanc de l’inspecteur « type » du genre policier qui regarde au loin à droite à l’opposé du second personnage (tout comme les revolvers) qu’il cherche sans doute à arrêter. À gauche, l’image noire et blanche du second personnage, découpée tel un code barre, montre l’acteur Daniel Craig interprétant le dernier James Bond, personnage également culte du film d’action. Il braque son arme et son regard du côté gauche, fuyant ainsi celui qui le traque. Pour lui la mort fait partie de son quotidien, elle est aussi banale qu’un code barre sur une boîte de conserve.Enfin, il y a les trois trous dans cette production qui symbolise les impacts de balles. Ils ne sont pas loin des personnages qui ont échappé de peu à la mort (sans le savoir ?)Quant n’est-il pour nous ? Avons nous échappé à la mort ou arrive-t-elle bientôt ?Ma vision du terme série noire fait référence à l’aspect de la série plus ou moins policière avec les crimes, les armes, le criminel, l’inspecteur...Mais également à notre société actuelle avec ces moyens de consommations.IRIS